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Cortisol : quand le corps dit stop au stress

Rédigé par Experts COPMED
05/01/2026
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Le cortisol est présenté comme « l’hormone du stress » avec tout ce que cette expression peut susciter d’inquiétude ou de raccourcis. En réalité, cette hormone est bienveillante puisqu’elle aide l’organisme à faire face aux épreuves et à préserver son équilibre. Mais lorsque les sollicitations se prolongent et que le stress ne descend plus, le cortisol reste mobilisé plus longtemps. Non pas parce que le corps dysfonctionne, mais parce qu’il continue de s’adapter. C’est alors que l’organisme commence à envoyer des signaux, comme une invitation à ralentir et à lui accorder un peu de répit.

QU’EST-CE QUE LE CORTISOL ?

Le cortisol est une hormone naturellement produite par les glandes surrénales. Contrairement à ce que son image parfois négative laisse penser, il ne s’agit ni d’une hormone « en trop », ni d’un signal d’alarme permanent. Le cortisol fait partie des nombreux mécanismes de régulation de l’organisme.

Le rôle principal du cortisol est d’aider le corps à s’adapter aux situations exigeantes. Lorsqu’une contrainte apparaît, qu’elle soit physique, émotionnelle ou mentale, le cortisol intervient pour mobiliser l’énergie nécessaire, soutenir la vigilance et maintenir certaines fonctions physiologiques stables, comme la glycémie ou la pression artérielle.

Dans un fonctionnement équilibré, la sécrétion de cortisol suit un rythme bien précis au cours de la journée :

  • Elle est naturellement plus élevée le matin afin d’accompagner le réveil et la mise en route de l’organisme.
  • Elle diminue progressivement au fil des heures.

Ce rythme permet d’alterner des phases d’activation et des temps de récupération.

Autrement dit, le cortisol n’est pas là pour maintenir le corps sous tension en permanence. Il est conçu pour intervenir ponctuellement, puis laisser la place au repos et à la régénération. C’est lorsque ce rythme est bousculé, notamment par un stress qui s’installe dans la durée, que l’équilibre devient plus fragile.

À RETENIR :

✅Le cortisol est une hormone du stress, bienveillante et indispensable à l’adaptation de l’organisme.

✅Un cortisol élevé n’est pas un dysfonctionnement mais le signe que le corps compense face à un stress prolongé.

✅L’alimentation influence la régulation du cortisol, avec des aliments à éviter (sucres rapides, caféine en excès, produits ultra-transformés) et d’autres à privilégier pour soutenir le système nerveux et le microbiote.

✅Lorsque l’alimentation ne suffit plus, une complémentation ciblée pour l’équilibre nerveux peut accompagner les besoins de l’organisme.

✅L’hygiène de vie complète cette approche, à travers le sommeil, la régularité des rythmes, l’activité physique adaptée, la respiration et les temps de récupération.

QUAND LE STRESS S’INSTALLE, LE CORPS COMPENSE

Quand les journées s’enchaînent sans véritable pause, le corps ne se met pas en défaut. Alors il s’adapte. Il trouve des solutions pour tenir, continuer, répondre aux sollicitations. Cette capacité d’adaptation est l’une de ses grandes forces.

Pour y parvenir, l’organisme mobilise certains mécanismes plus intensément, notamment le cortisol. Cette hormone reste alors sollicitée plus longtemps, non pas parce que quelque chose ne fonctionne plus mais parce que le corps fait ce qu’il sait faire de mieux : compenser.

Cette compensation permet de rester fonctionnelle, de garder de l’énergie, de traverser des périodes exigeantes. Mais lorsqu’elle s’installe, elle peut progressivement fragiliser certains équilibres. Le corps continue d’avancer, parfois en serrant un peu les dents, sans toujours disposer du temps nécessaire pour récupérer pleinement.

C’est dans ce contexte que les signes d’un excès de cortisol peuvent apparaître. Une fatigue plus marquée, des variations de poids ou cette impression de rester sous tension en permanence, ces manifestations traduisent le fait que l’organisme s’adapte depuis trop longtemps et qu’il aurait besoin de davantage de soutien, de respiration et de réajustement.

MIEUX MANGER POUR APAISER LE MENTAL ET RÉGULER LE CORTISOL

Si l’alimentation fournit l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’organisme, elle agit également sur des équilibres plus discrets, comme le système nerveux, le sommeil, l’immunité et la réponse au stress. Chaque repas participe, à sa manière, à l’équilibre hormonal et émotionnel.

alimentation et cortisol

Les nutriments apportés par l’alimentation interviennent dans la production de neurotransmetteurs, comme la sérotonine, la dopamine ou le GABA, et façonnent le microbiote intestinal. Or ce microbiote communique en permanence avec le cerveau. Cette relation étroite explique pourquoi l’alimentation influence à la fois l’humeur, le niveau de tension nerveuse et la sensibilité aux contraintes du quotidien.

Lorsque le stress devient chronique, le corps s’épuise plus rapidement. Les réserves en magnésium, vitamines du groupe B, zinc ou antioxydants diminuent, la digestion ralentit, l’appétit peut se dérégler, et le cortisol reste plus facilement mobilisé. Réapprendre à nourrir le système nerveux devient alors une étape clé pour retrouver plus de stabilité.

Les aliments à éviter pour mieux réguler le cortisol

Certains aliments entretiennent une stimulation hormonale quasi permanente. Ils favorisent les pics de glycémie, les décharges d’adrénaline et maintiennent l’organisme dans un état d’alerte qui prolonge la sécrétion de cortisol.

❌ Les aliments à éviter sont :

  • Les sucres rapides et aliments à index glycémique élevé. Ils provoquent des variations brutales de l’énergie.
  • La caféine consommée en excès. Elle stimule directement le cortisol et perturbe le sommeil.
  • L’alcool. Il sollicite fortement le foie et augmente le stress oxydatif.
  • Les aliments ultra-transformés. Ils sont riches en additifs et pauvres en nutriments essentiels et fragilisent le microbiote intestinal.
  • Les excès de protéines animales grasses. Ils peuvent alourdir le travail hépatique.
  • Le sel raffiné et certains additifs. Ils sont associés à une augmentation de la tension et de la rétention hydrique.

L’enjeu n’est pas la restriction mais la recherche de stabilité. Moins de stimulation métabolique et nerveuse signifie souvent moins d’hormones de stress à mobiliser.

Les aliments qui apaisent, nourrissent et soutiennent l'équilibre

À l’inverse, une alimentation équilibrée soutient le microbiote, le système nerveux et la régulation du cortisol. Elle favorise une glycémie plus stable et apporte les éléments nécessaires à la fabrication des neurotransmetteurs impliqués dans le calme et l’adaptation.

✅ Les aliments à privilégier sont :

  • Les légumineuses et certaines céréales complètes bien tolérées, sources de tryptophane.
  • Les fruits et légumes colorés, riches en antioxydants et polyphénols.
  • Les petits poissons gras, pour leur apport en oméga-3 bénéfiques au cerveau.
  • Les oléagineux et graines, sources naturelles de magnésium, zinc et sélénium.
  • Les aliments fermentés, pour leur soutien sur l’axe intestin-cerveau.
  • Certaines herbes et épices, reconnues pour leur soutien global face au stress oxydatif.

Ces choix alimentaires participent à nourrir le système nerveux et à créer un terrain plus favorable à une régulation hormonale plus sereine.

légumineuses

L'axe intestin-cerveau : un levier central souvent négligé

La relation entre l’intestin et le cerveau influence profondément la manière dont l’organisme réagit au stress et régule le cortisol. À travers des échanges constants, ces deux systèmes participent à l’équilibre émotionnel, à la récupération nerveuse et à la capacité du corps à revenir au calme après une période de tension.

Le microbiote intestinal joue ici un rôle déterminant. En effet, les bactéries qui le composent participent à la production de messagers impliqués dans l’équilibre nerveux, comme certains neurotransmetteurs et des acides gras à chaîne courte. Lorsque cette flore est équilibrée et diversifiée, elle envoie au cerveau des signaux favorables à la stabilité émotionnelle et à une meilleure résilience face au stress.

Cette communication s’appuie également sur le nerf vague, un nerf du système nerveux autonome impliqué dans les mécanismes de repos et de récupération. Lorsque le nerf vague est peu stimulé, l’organisme reste plus facilement en mode vigilance, ce qui favorise le maintien d’un cortisol élevé.

À l’inverse, une digestion calme, un intestin respecté et un microbiote soutenu activent naturellement le nerf vague. Ces signaux contribuent à faire basculer progressivement l’organisme vers un mode plus apaisé, propice à la récupération et à une régulation plus harmonieuse du cortisol.

Soutenir cet axe intestin-cerveau repose sur des gestes simples et réguliers :

1️⃣Une alimentation riche en fibres.

2️⃣ La consommation d’aliments fermentés.

3️⃣ Une diversité végétale suffisante.

4️⃣ La limitation des sucres raffinés et des produits ultra-transformés.

5️⃣ Un apport ciblé en psychobiotiques, des souches probiotiques spécifiques capables d’interagir avec l’axe intestin-cerveau et d’accompagner les réponses de l’organisme face au stress.

6️⃣ La mastication joue également un rôle important car la digestion et les messages envoyés au système nerveux commencent dès la bouche.

En prenant soin de l’intestin, c’est tout le système nerveux qui bénéficie d’un terrain plus stable. Ce travail de fond, souvent discret, participe pourtant de manière très concrète à l’apaisement du mental et à une meilleure gestion du stress sur le long terme.

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LA COMPLÉMENTATION COMME SOUTIEN

L’alimentation est une base essentielle pour soutenir l’organisme face au stress mais elle ne couvre pas toujours l’ensemble des besoins lorsque les sollicitations se prolongent. Dans ces périodes, certaines réserves peuvent s’épuiser plus rapidement et l’assimilation des nutriments devenir moins optimale, malgré une alimentation équilibrée.

Le stress prolongé augmente notamment les besoins en micronutriments impliqués dans le fonctionnement du système nerveux et la régulation hormonale, comme le magnésium, les vitamines du groupe B, les oméga-3, le zinc ou la vitamine D. Lorsque ces apports deviennent insuffisants, le corps peut rester plus facilement en état de vigilance, maintenant la mobilisation du cortisol.

Dans ce contexte, la complémentation peut constituer un soutien ponctuel et ciblé, pensé comme un accompagnement. Elle vient renforcer ce que l’alimentation et l’hygiène de vie ne suffisent plus à couvrir à elles seules, sans se substituer aux fondamentaux.

C’est dans cette logique qu’une cure dédiée à l’équilibre du cortisol peut être envisagée, en complément d’une approche globale visant à soutenir les mécanismes naturels d’adaptation de l’organisme.

AU-DELÀ DE L’ASSIETTE, DES HABITUDES DE VIE QUI COMPTENT

L’hygiène de vie influence également la manière dont le corps régule le cortisol. Sans chercher à tout transformer, certains ajustements du quotidien peuvent créer un environnement plus favorable à l’apaisement et à la récupération.

Parmi les actions les plus utiles :

  • Retrouver des repères réguliers : des horaires de coucher, de lever et de repas relativement stables aident l’organisme à mieux anticiper et à limiter les phases de compensation.
  • Préserver la qualité du sommeil : réduire les stimulations le soir, limiter les écrans et instaurer un rituel de coucher rassurant soutiennent la récupération nerveuse et hormonale.
  • Bouger sans sur-solliciter : la marche, les mouvements doux, les étirements ou des pratiques comme le yoga favorisent la détente sans maintenir l’organisme en état d’alerte.
  • S’appuyer sur la respiration : des respirations lentes et profondes stimulent le nerf vague et activent les mécanismes de repos et de récupération.
  • Respecter les temps de pause : alterner activité et moments de relâchement permet au corps de ne pas rester mobilisé en continu.
  • Être attentif aux signaux du corps : fatigue persistante, difficulté à décrocher ou besoin accru de repos sont des invitations à ajuster le rythme et non des contraintes à ignorer.

Ces habitudes, prises isolément, peuvent sembler modestes mais ensemble, elles contribuent à créer un cadre plus stable, dans lequel l’organisme peut progressivement relâcher la pression et retrouver une régulation plus apaisée du cortisol.

Notre équipe de rédacteurs est composée de docteurs en médecine, biochimistes, naturopathes et d’experts en nutrition, micronutrition et diététique.