C’est au cours de ma maîtrise de biologie cellulaire et physiologie que je suis littéralement tombée amoureuse de la discipline, en particulier des neurosciences comportementales. On faisait de la biologie très cellulaire, mais appliquée aux comportements, et c’est ça qui m’a fascinée.
J’ai ensuite poursuivi avec un DEA de neurosciences à Paris, durant lequel, j’ai travaillé sur des modèles animaux de schizophrénie : on mimait des anomalies cérébrales chez le rat, notamment au niveau de l’hippocampe, pour étudier les remaniements possibles. C’était passionnant, mais je voulais passer à l’humain. Ce qui m’intéressait réellement, c’était la santé humaine, la dimension médicale. C’est pourquoi, entre mon DEA et ma thèse, j’ai changé de laboratoire pour rejoindre une équipe travaillant sur des concepts de psychologie cognitive. Ça a été une découverte totale pour moi.
Ma thèse a porté sur le comportement : j’ai étudié la mémoire spatiale et contextuelle de patients schizophrènes, en comparant leurs performances à celles de sujets sains. Je les faisais parcourir un trajet dans l’hôpital de la Salpêtrière, puis j’évaluais leur capacité à se souvenir, se repérer, décrire l’itinéraire ou reconnaître des lieux. Toute cette recherche m’a amenée à approfondir le fonctionnement de la mémoire, du traitement de l’information par le cerveau et plus largement des mécanismes cognitifs.
Ensuite, je suis tombée — un peu par hasard - dans l’enseignement. Au départ, je n’étais pas du tout destinée à donner cours, mais une opportunité m’a été proposée, et elle a été déterminante. J’ai été ATER à l’Université Paris 8, où j’ai enseigné la psychologie cognitive, les neurosciences, le langage, le handicap, du niveau licence jusqu’au master.
Par la suite, j’ai rejoint une école de diététique et de nutrition humaine où j’enseigne aujourd’hui les liens entre comportements alimentaires et cerveau, l’axe intestin-cerveau, la physiologie de la faim et de la satiété, les mécanismes hormonaux, ainsi que l’impact de la nutrition sur le cerveau et les performances cognitives.
Je suis également conférencière : j’interviens auprès du grand public et de professionnels sur la nutrition, le cerveau, le stress, la surcharge mentale, et l’impact des comportements alimentaires.
J’aime transmettre et rendre accessibles ces connaissances issues des neurosciences.
À côté de cela, je suis chroniqueuse sur NutriRadio, où je traite de nutrition, neurosciences, sciences cognitives et comportements alimentaires.
Je suis aussi ambassadrice Bleu-Blanc-Cœur, car je défends une alimentation de qualité, avec des produits qui apportent les nutriments essentiels tout en respectant des modes de production plus vertueux.
Enfin, je suis passionnée d’art. Je suis membre d’une association culturelle créée en 1946 par Matisse et Bonnard, l’UMAM. Ma mère, qui en est présidente, organise de grandes expositions et biennales, et je m’intéresse particulièrement aux liens entre l’art et les neurosciences.
J’ai d’ailleurs réalisé une conférence sur le lien entre mythologie, psychologie et neurosciences à l’occasion d’une exposition organisée récemment.
Mes deux grandes passions restent donc la science, les neurosciences en particulier et l’art, auxquelles s’ajoute naturellement tout ce qui touche au comportement alimentaire. Comme le disait Hippocrate : « Que ton alimentation soit ta première médecine. »