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Interview de Valérie ESPINASSE, micronutritionniste et docteur en pharmacie

Photo Valérie Espinasse"Je suis issue de la terre et de la campagne, j'ai vécu au rythme des saisons, élevée en étant soignée par les plantes."

Bonjour Valérie Espinasse, pourriez-vous vous présenter pour nos lecteurs s'il vous plaît ?

Bonjour à tous. Je suis Valérie Espinasse, micronutritionniste et docteur en pharmacie. J’ai pris cette orientation professionnelle car elle correspond à ma vision de la santé. J’ai des origines auvergnates, je suis issue de la terre et de la campagne, j’ai vécu au rythme des saisons, élevée en étant soignée par les plantes en infusion. J’ai fait des études de pharmacie parce que je voulais soigner avant tout et finalement, mon chemin de vie m’a amenée à la santé globale, à la nutrition santé, à la médecine alternative, sans rien renier de mes fondations de la pharmacie !

C’est pour cela que j’ai fait ce diplôme de micronutrition. J’ai également un diplôme médical de médecine prédictive et préventive, de médecine personnalisée qui est une vision génétique de la médecine : ça me semble être en quelque sorte l’avenir de la médecine, car si l’on peut « prédire » c’est ce que l’on fera de mieux.

Aujourd’hui, je fais des consultations en micronutrition à Paris, à Genève, et dans d’autres endroits de façon plus ponctuelle comme Londres. Je me suis spécialisée dans les intolérances alimentaires, bien avant cet « effet de mode » si je puis dire, ça me semble important de le préciser. Ça m’a tout de suite passionnée parce que ça m’a donné des réponses immédiatement pour certaines pathologies.

C’était il y a une vingtaine d’années et j’ai été impressionnée par l’efficacité des changements alimentaires, au travers des intolérances alimentaires. Je me suis formée en Suisse et j’ai rapidement décidé de faire les bilans d’intolérances alimentaires – à l’époque c’était à Londres, en Belgique… Et maintenant en France heureusement. Par la suite, je me suis spécialisée en microbiote intestinal et c’est vrai que dans mes consultations, je rencontre majoritairement des problèmes digestifs, ainsi que de nombreuses pathologies chroniques que j’accompagne. Je n’ai pas la prétention de dire que l’on peut tout soigner de cette manière, mais on peut tellement améliorer l’état des patients par des révisions alimentaires et par une prise en charge en micronutrition ! Lorsqu’on améliore le terrain, on améliore toutes les capacités de l’organisme à se prémunir des inflammations, à avoir une meilleure immunité…

Je fais également de l’amincissement, puisque ça rentre dans le cadre de la nutrition, et je traite énormément de problèmes cutanés. Les gens comprennent depuis très récemment, environ 5 ans je dirais, que l’état de la peau est le reflet de ce que l’on mange et de notre santé. Mes prises en charge incluent des changements alimentaires, des modifications du microbiote intestinal qui est lié au microbiote cutané, des cures de micronutrition spécifiques… Voilà donc ce que je fais dans mon quotidien !

La micronutrition est une véritable thérapie de médecine préventive, s’occuper de sa santé en s’alimentant mieux, en ayant les apports les plus optimaux qui soient. Si l’on peut soigner naturellement, c’est quand même toujours préférable. Je ne suis pas contre la médecine traditionnelle, loin de là. Mais, dans de nombreuses situations, une approche naturelle, alimentaire, micronutritionnelle, permet de traiter et de prévenir, alors faisons-le.

On vous surnomme la « micronutritionniste des stars » : selon vous ces dernières sont-elles « victimes » de leurs modes de vie à 100 à l’heure ?

Ce sont surtout des hommes et des femmes comme les autres, qui ont donc des soucis comme les autres ! Rires. Je neFoule à 100 à l'heure suis pas que des personnalités, fort heureusement, j’ai tout type de personnes qui me consultent en cabinet et j’en suis ravie. Là où votre question est intéressante c’est qu’en revanche, le mode de vie à 100 km/h que nous subissons tous impacte considérablement notre santé. J’ai encore une patiente qui est venue en consultation il y a quelques jours, me voir pour évoquer des soucis d’ordre digestif. Nous avions fait des analyses au préalable. En réalité ses surrénales étaient complètement épuisées ! Elle m’a avoué avoir subi une charge de stress supplémentaire dans son milieu professionnel ces derniers temps.

On peut donc clairement considérer que nombre de ses symptômes – digestifs ou autres – sont liés à des épuisements psychiques importants. La micronutrition, en plus de la relaxation, la sophrologie ou la cohérence cardiaque par exemple, sera extrêmement aidante dans ces situations. Il est certain que le contexte sanitaire actuel nous impacte tous et fragilise plus ou moins notre santé psychique. C’est une cause à laquelle il faut prêter une attention particulière.

En tant que praticienne, vous avez constaté les dégâts du confinement ?

C’est vrai qu’en tant que thérapeute, j’ai été largement confrontée à des consultations pour de nombreux patients qui ont très mal vécu le confinement et qui en subissent encore les conséquences. Lorsqu’on habite un 30 m2 duquel on ne peut pas sortir pendant plusieurs semaines, et qu’on est coupé du monde social avec le télétravail, cela a un impact considérable ! C’est donc effectivement l’un des motifs de consultation. C’est là que la micronutrition a tout son intérêt pour son efficacité sur l’équilibre émotionnel, même si l’alimentation est très importante dans ce domaine.

Quels seraient vos conseils pour celles et ceux qui souhaiteraient évoluer progressivement vers une nutrition plus saine sans devoir tout révolutionner ?

À titre personnel, je suis majoritairement confrontée à une population très urbaine puisque je travaille beaucoup dans les grandes villes. Dans ce contexte-là, lorsqu’on est un homme ou une femme pris dans le tourbillon du quotidien, avec des horaires de travail très étendus, un temps de transport non négligeable matin et soir pour rentrer au domicile, mon premier conseil est : facilitez-vous la vie.

Lorsqu’on n’a pas le temps, le surgelé est peut-être un allié pour permettre d’avoir une alimentation équilibrée à base de légumes, viandes et poissons. Cela ne doit pas exclure une alimentation diversifiée et de saison avec des produits frais… Mais pour certains, c’est une bonne alternative pour manger des produits non industriels et c’est très bien ! On a certes une perte de vitamines, mais au moins on mange des aliments non transformés, avec peu voire pas d’additifs alimentaires.

Ensuite, en micronutrition, c’est assez compliqué de faire des généralités car nous sommes tous uniques et nous ne rencontrons pas tous les mêmes problématiques. Mais il est vrai qu’aujourd’hui, on le sait : notre microbiote intestinal est le pilier de notre état de santé générale. On en parle dans les situations de covid, dans les cas de problèmes cutanés (suite à des études menées par l’INSERM pour avérer le lien entre microbiote intestinal et microbiote cutané), dans les problèmes digestifs dus à un microbiote complètement perturbé par une alimentation très industrialisée avec les additifs alimentaires et du sucre en excès… On revient donc très régulièrement sur le même point de convergence : le microbiote intestinal.

Sans forcément parler de ce qui est « facile à faire », il convient plutôt de s’interroger sur « qu’est ce qui peut constituer une généralité » et être accessible au plus grand nombre. À mon sens, la prise de probiotiques est une bonne base. Améliorer la qualité du microbiote intestinal sera toujours bon pour votre santé, pour votre santé intestinale, pour votre équilibre émotionnel, pour votre équilibre hormonal. C’est une prise en charge que je qualifierais presque d’obligatoire en première intention.

Pouvez-vous nous parler de votre dernier livre « les secrets de l’équilibre féminin » ? Qu’est-ce qui vous a motivée à vous concentrer sur la sphère féminine ?

Premièrement, je suis moi-même une femme, et il faut avouer que ça aide beaucoup ! Rires. À mon sens, c’est plus facile de comprendre ce que traverse une femme lorsqu’on en est soi-même une. D’autre part, je dirais que presque 80 % de ma patientèle est féminine, de la jeune femme pubère à la femme ménopausée, en passant par la femme enceinte ou la femme atteinte d’endométriose, etc.

Mes patientes, grâce à la micronutrition et après des changements d’habitudes alimentaires, ont vu leurs différents problèmes disparaître. Elles m’ont très souvent dit « si je l’avais su avant » ou « pourquoi est-ce qu’on ne nous en parle pas plus tôt » et un jour l’une d’entre elles m’a dit « mais Valérie, écrivez un bouquin » ! Rires. Alors c’est ce que j’ai fait, c’est comme cela qu’est né « Les secrets de l’équilibre féminin ».

Feuille de ginkgo bilobaAvez-vous des « plantes chouchou » ou des actifs que vous affectionnez particulièrement en micronutrition ?

C’est très difficile de répondre à votre question ! Mais si je devais en choisir trois, voici lesquelles feraient partie de mes préférées.

La première, c’est le ginkgo biloba. Déjà, parce que l’image-même de cet arbre qui est le premier à repousser suite à l’explosion de Hiroshima, je trouve cela fantastique. Il y a très longtemps, j’ai suivi une formation sur « le sens des plantes », c’est-à-dire comment la plante vit dans son écosystème, quels sont ses actifs et quelles sont ses actions. Le Ginkgo Biloba est une force vitale. Donc la première plante que je choisirais c’est le ginkgo biloba, parce que ses propriétés sont nombreuses : régénération, microcirculation… Il est d’une grande aide dans de nombreux domaines.

Ensuite, le desmodium. Son action est impressionnante sur la fonction hépatique et elle me permet d’avoir des améliorations sur des bilans hépatiques perturbés, là où l’allopathie n’y pourrait rien. C’est une plante extrêmement intéressante pour la sphère digestive et pour la sphère immunitaire comme dans les allergies. Quand on sait que tout passe par le foie… Alors c’est une plante que je prescris très fréquemment et qui fait des miracles.

Enfin, pour en citer une troisième : l’aloe vera. C’est une plante cicatrisante, anti-inflammatoire, antiacide… Qui est efficace dans de nombreux domaines.

Pour terminer Valérie, si vous aviez une belle histoire à nous raconter : quelle serait-elle ?

En toute honnêteté, il y en a plein et chaque patient est UNE histoire, une histoire unique donc une belle histoire.
Je me souviens d’une patiente qui avait plus de 65 ans et qui avait des problèmes digestifs depuis toujours. Tellement de problèmes digestifs qu’elle avait consulté je pense tous les gastro-entérologues de la Terre ! Rires. Tous, avaient fini par lui faire comprendre que le problème de fond n’était pas dans son ventre mais dans sa tête ! Lorsqu’elle est arrivée en consultation elle m’a avoué qu’elle était peut-être un peu folle. Or les faits étaient là : elle souffrait quotidiennement. Diarrhées chroniques, maux de ventre, aucun traitement satisfaisant… Mais il n’y avait rien à signaler, ni sur la coloscopie, ni à la fibroscopie, ni sur la biologie.
Lors de sa première consultation, je lui ai fait faire un bilan d’intolérances alimentaires et un test du microbiote, je lui ai conseillé un changement d’habitudes alimentaires, puis elle est repartie. Quelques semaines plus tard, elle est revenue me voir pour une seconde consultation. Le bilan ? Elle avait de nombreuses intolérances alimentaires et les changements alimentaires avaient eu comme conséquences : plus de symptômes digestifs et plus de douleurs. Elle s’est littéralement mise à pleurer dans mon cabinet. Rien que de vous raconter cette histoire, j’en pleurerais moi-même. Car on avait réussi à la convaincre qu’elle était folle et elle souffrait quotidiennement.
C’est exactement pour ça que j’aime mon métier. Quand vous voyez ce que la micronutrition et le changement d’habitudes alimentaires peuvent apporter comme améliorations, et rapidement, on se dit qu’on a véritablement servi à quelque chose, et ce sans aucune prétention !
Lorsqu’on rencontre des patients qui souffrent, qui sont dans une véritable impasse médicale parce qu’on ne trouve pas de solution à leur problème, qui ne savent plus vers qui se tourner… Et qu’on arrive à les soulager, c’est extrêmement gratifiant !
Ne pas trouver, ça peut arriver. Il faut toutefois avoir l’honnêteté de dire à notre patient que l’on n’a pas trouvé, et l’orienter autrement pour son bien.
Heureusement, cela n’arrive pas souvent ! Rires.

Ce n’est qu’une histoire d’humilité : je fais le maximum pour mon patient, avec mes connaissances, mes convictions, ma personnalité (parce qu’un thérapeute reste un individu à part entière, avec sa personnalité !), je fais du mieux que je peux. Si je parviens à soulager les symptômes de mon patient, alors ma journée est ensoleillée. Si j’ai pu changer le cours de la vie de cette personne, c’est mon plus grand bonheur.
Voilà, pourquoi j’aime mon métier et pourquoi je ne pourrais pas en faire un autre.
Merci Valérie Espinasse. 
Les secrets de l'équilibre féminin livre de Valérie ESPINASSE

Valérie ESPINASSE

Micronutritionniste et docteur en pharmacie

Auteure du livre "Les secrets de l'équilibre féminin." aux éditions LEDUC.S PRATIQUE

www.valerie-espinasse.fr


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