Interview du Dr. Thierry HERTOGHE - Spécialiste en hormonothérapie

Cahiers de la Santé Naturelle

Les motifs principaux des consultations sont dus à des symptômes psychologiques ou à l'apparence physique. Les patients ne viennent pas en disant "j'ai un problème thyroïdien, traitez-moi", ils viennent parce qu'ils ont un problème général, qui leur pèse beaucoup et ils sont là pour que nous les aidions sur ce point."

Jade PERRAUD - Pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs s’il vous plaît ?

Je suis un médecin de 63 ans, je travaille à Bruxelles depuis de très longues années. J’ai surtout fait ma carrière en hormonothérapie. J’écris également des livres en anglais et en français comme "Comment rester jeune plus longtemps", "Le régime hormone", "DHEA : l'hormone du mieux vivre". Je voue ma vie à donner de l’information aux médecins pour qu’en France et en Belgique, ils puissent également être spécialisés dans cette médecine des hormones. Je pense que c’est une médecine de très haut niveau qui permet à de nombreux patients d’être eux-mêmes, plus vivants, de tomber moins facilement malades et d’avoir une vie de meilleure qualité. Pour cela, nous avons ouvert une nouvelle formation universitaire dans une université espagnole internationale – qui sera traduite en français – et qui est très prometteuse car nous parlons beaucoup de problèmes d’actualité mais aussi des thérapies hormonales.

Nicolas LECORDIER - Qu’est-ce qui vous a amené à vous spécialiser en hormonothérapie et en thérapies nutritionnelles ?

J’ai commencé en psychiatrie où je me suis aperçu que toutes les personnes placées dans les instituts psychiatriques avaient des troubles hormonaux et qu’on ne leur donnait pas le bon traitement. J’ai donc travaillé avec mon père qui lui travaillait dans l’endocrinologie et qui était reconnu comme endocrinologue. Mon grand-père et mon arrière-grand-père ont également travaillé dans ce domaine. Mon arrière-grand-père est d’ailleurs reconnu comme le deuxième médecin au monde à avoir donné des traitements hormonaux, en l’occurrence un traitement thyroïdien, à ses patients. Il était très célèbre, il était vice-président de l’Académie Royale de Médecine et il a écrit plusieurs livres qui ont eu un réel succès. En réalité, c’est lui qui a apporté l’enseignement du traitement des insuffisances thyroïdiennes aux Etats-Unis. On trouve encore des photos de ses patients avant/après dans le Guinness Book. Mon arrière-grand-père a passionné mon père qui me parlait sans cesse de tout ce qu'il faisait avec les traitements thyroïdiens et surrénaliens. Je me suis alors dit que d’autres hormones avaient peut-être des effets importants et me suis intéressé à toute une panoplie d’hormones. J’ai vu qu’effectivement, il existait des hormones qui avaient des effets au moins aussi puissants que les hormones thyroïdiennes. Ma passion a réellement commencé en voyant les résultats chez mes patients.

NL - C’est donc une histoire de famille…

Oui, cela fait quatre générations successives de médecins et donc plus de 120 ans de médecine hormonale. Cela donne aussi une sorte d’intuition qui permet de mieux analyser les problèmes et de trouver des solutions.

JP - Aujourd’hui, vous avez une double activité : vous consultez et vous formez des médecins ?

Oui. J’écris aussi des livres. Nous avons commencé une formation en anglais dispensée par la Hertoghe Medical School. En premier sujet par exemple, on va parler de comment les hormones stimulent l’immunité, et du fait qu'il est possible de survivre à la Covid-19. Il faut savoir que les deux seuls traitements avec lesquels ceux qui sont gravement atteints de Covid-19 peuvent mieux survivre, sont justement les traitements hormonaux. On parlera de sujets vraiment d’actualité mais avec une revue de littérature très importante donc un de mes travaux pour avoir de l’information de qualité est de collecter toutes les données scientifiques sur les thérapies hormonales et nutritionnelles. Nous avons d’ailleurs regroupé toutes les références scientifiques sur un site internet qui s’appelle International Hormone Society, la société hormonale internationale. Ces références scientifiques sont représentées de façon impressionnante dans le sens où l’on voit qu’il y a beaucoup plus d’études en double aveugle contrôlées par placebo sur les traitements hormonaux, qu’avec des substances pharmaceutiques qui sont classiques, nouvellement inventées sans trop d’études. Cela démontre le sérieux de cette médecine mais également les possibilités parce que l’on voit dans beaucoup de maladies que ceux qui ont des taux élevés d’hormones et de nutriments sont moins enclins à avoir cette maladie. Et lorsqu’on donne des traitements de supplémentation dans certaines maladies chroniques, on remarque une amélioration, parfois très importante.

Tout savoir sur l'hormonothérapieNL - Il y a beaucoup de préjugés sur les traitements hormonaux, c’est donc un travail de lutte quotidienne contre ces idées reçues ?

Oui. La documentation scientifique est absolument abondante comparée aux produits non naturels inventés par l’industrie pharmaceutique. Avec beaucoup de créativité et de mérite ! Je ne suis pas du tout contre les firmes pharmaceutiques, je trouve qu’elles font du bon travail mais elles traitent souvent les conséquences. Ce sont donc des traitements à court terme qui peuvent rapidement aider. En revanche, les traitements hormonaux sont plutôt des traitements à long terme qui traitent le fond, le terrain et qui permettent à la personne de mieux résister, de mieux prévenir les maladies et surtout de se sentir mieux, d’avoir plus d’énergie et de mieux paraître. On n’a pas des résultats totaux, on ne peut pas tout faire, mais on peut faire beaucoup et c’est vraiment dommage qu’il n’y ait pas plus de médecins spécialisés et pas plus de patients traités. Les effets sont très importants, moi-même tous les jours je me remercie de pouvoir bénéficier de ces traitements car cela me permet d'être en bonne santé.

JP - Les personnes qui viennent consulter, viennent-elles justement pour des problèmes hormonaux ou avez-vous des motifs de consultation très variés ?

Nous avons justement fait une enquête. Les motifs principaux sont la fatigue, le manque de distance face au stress, la dépression, donc des symptômes psychologiques, et enfin l’apparence physique. Donc ils ne viennent pas en disant "j’ai un problème thyroïdien, traitez-moi", ils viennent parce qu’ils ont un problème général, important, qui leur pèse beaucoup et ils sont là pour que nous les aidions sur ce point.
Je pense que les résultats sont importants et persistent aussi longtemps que la personne continue le traitement hormonal dont elle a besoin et qui doit être personnalisé. Les doses sont toujours différentes en fonction des patients et certains d’entre eux n’ont pas de carences donc on ne va pas traiter ce point-là.

JP - La première étape c’est un bilan hormonal et nutritionnel pour vérifier tous les marqueurs ?

C’est ça. Lorsque le patient arrive, il a un questionnaire à remplir qui va permettre de recenser toutes les plaintes qu’il peut avoir liées à une carence hormonale. Nous vérifions environ 18 carences hormonales. Nous vérifions aussi s’il n’y a pas un excès dans ces hormones. Cela peut arriver même si c’est plus rare. La plupart du temps lorsque cela arrive, c’est une personne qui a été traitée mais de la mauvaise façon.

Avec ce questionnaire, nous avons déjà une idée plus précise de sa situation et nous faisons aussi un examen clinique assez poussé, "de la tête aux pieds", parce qu’il y a des signes physiques liés à des carences hormonales qui sont vraiment très distinctifs. Grâce à un examen physique et les plaintes du patient je peux déjà prévoir ce que cette personne aura comme taux dans le sang ou dans les urines. Généralement, nous prescrivons des tests au patient (prises de sang et urines de 24 heures) dès la première consultation.

Lorsqu’il revient en consultation, nous avons un bilan global, parce qu’un diagnostic hormonal ne se fait pas uniquement sur une prise de sang ou sur des urines de 24 heures, mais aussi sur l’examen physique et les plaintes qui traduisent des résultats dans les cellules. Comment savoir ce qui se passe dans les cellules ? Parce que le sang, lui, n’est qu’un passage des hormones vers les cellules. Et bien ce sont les effets sur la personne : les signes physiques et les symptômes. Il faut absolument cette clinique pour faire une bonne mise au point et établir un bon diagnostic.

Une hormone favorite ?NL - Vous croisez les informations : bilans sanguins et urinaires, signes cliniques…

Oui. Il est très important de voir le patient même si aujourd’hui beaucoup de consultations s’effectuent par Skype, parce qu’on ne peut pas faire autrement. Mais en étant en contact avec le patient, on s’aperçoit mieux de son état. Par exemple : cette personne est relativement mince, elle a les joues creusées… elle est donc en insuffisance surrénale. Même si on la corrige, il faudra adapter le traitement avec des doses plus faibles, en tout cas au début.

Donc c’est très important que nous soyons en équipe avec le patient. Je ne considère pas le médecin supérieur, c’est une équipe car c’est mon patient qui sera mon second médecin, nous informons nos patients lorsque nous leur donnons un traitement, sur ce qu’il se passe lorsqu’il y a trop peu d’hormones ou trop d’hormones, de façon à ce qu’ils puissent éventuellement s’apercevoir si quelque chose ne va pas.

NL - Aujourd’hui, la majorité des personnes sont déconnectées de leurs ressentis, ça ne doit pas être évident d’inculquer cela chez certains patients.

Oui mais les patients qui viennent au cabinet sont souvent des patients assez motivés, ces personnes se sont informées et savent parfois plus de choses que nous sur certains aspects médicaux, ce que je trouve très bien, je trouve d’ailleurs que chaque personne doit devenir son propre médecin.

JP - Est-ce que vous pouvez rapidement et simplement nous expliquer le rôle des hormones dans l’organisme ?

Une hormone est une molécule qui est soit sous forme d’un peptide, soit d’une graisse. Sa forme est importante car cela peut déterminer la pénétration au niveau du noyau cellulaire ou au niveau du cytoplasme ou à la surface de la cellule.

Lorsqu’une hormone est un peptide, (la plupart d'entre elles sauf les hormones thyroïdiennes), elle ne pénètre pas dans la cellule et reste à la surface - c’est une autre connexion - tandis que les autres hormones comme les hormones sexuelles sont des graisses qui pénètrent jusqu’au noyau cellulaire.

Ces hormones sont sécrétées par un tissu qui est quelque part dans le corps : la thyroïde au niveau du cou, la glande pinéale pour la mélatonine dans le cerveau… La glande sécrète ces hormones dans le sang et ces hormones vont agir ailleurs. Elles vont avoir des effets très importants. On connait les effets importants des vitamines et autres nutriments comme les oligoéléments par exemple, mais les hormones possèdent des effets encore plus importants, en tous les cas plus visibles et plus fortement ressentis par les patients.

Elles vont agir sur de nombreux tissus. Par exemple, la testostérone va agir sur le renforcement des os, des muscles, du muscle cardiaque et va donc protéger le cœur (et non l’inverse comme on a tendance à le croire, c’est sa transformation en hormone féminine qui peut parfois provoquer un problème). La testostérone va aussi agir au niveau du cerveau et du système nerveux : les personnes auront une personnalité plus forte, seront plus déterminées. En cas de déficience, les hormones thyroïdiennes en revanche rendent plus vivants et stimulent toutes sortes de réactions (intelligence beaucoup plus vive, plus alerte…), le sang est stimulé (plus de chaleur par exemple). Les hormones vont agir partout, sur beaucoup de tissus, avec des effets différents.
Les hormones féminines, par exemple chez la femme, ne vont pas seulement donner un développement de la poitrine et du bassin qui marquera sa fémininité, mais également au niveau de la peau qui sera plus douce, des cheveux qui seront plus volumineux et qui pousseront plus vite, de l’énergie qui sera plus importante. La femme sera plus enthousiaste, plus excitée… L’excitation est déterminée en grande partie par l’œstradiol, l’hormone féminine principale.
Les hormones permettent d’être plus vivant, en bonne santé, à condition que les doses soient bien équilibrées : ni trop, ni trop peu, c’est une devise fondamentalement importante. Cela ne sert à rien de doser de plus en plus sinon des effets secondaires apparaîtront, qui seront des effets de surdosage et qui ne seront pas intéressants.
L’hormone de croissance est tellement importante pour le corps qu’elle fait grandir l’enfant mais une fois qu’il est adulte, s’il n’a plus d’hormone de croissance, il devient obèse, son dos se courbe, il a de l’ostéoporose, sa peau s’affine, il devient constamment fatigué, incapable de sortir beaucoup… Il faut toujours une dose de croissance qui, même à la taille adulte, soit au minium le 7e de ce dont il avait besoin lors de l’adolescence. Cette proportion va être un facteur déterminant pour une bonne santé. Quand il y a trop peu d’hormones de croissance, c’est qu’il y a une carence qui doit être comblée. Il y a des hormones qui ont toutes sortes d’autres fonctions. La MSH (Melanocyte Stimulating Hormone) est l’hormone la plus puissante pour brunir car c’est une hormone qui stimule les mélanocytes mais qui est également, chez l’homme, l’hormone qui donne la plus forte érection par exemple. On utilise du viagra qui n’est pas très efficace par rapport aux dérivés de synthèse de la MSH qui sont sur le marché.

Il y a une médecine, que j’appelle écologique, qui peut être faite avec les molécules du corps. Toutefois, avec l’âge, le stress, les maladies ou génétiquement, ces dernières peuvent être carencées. Ce que nous faisons, c’est que nous comblons ces carences et la personne retrouve une grande partie de ce qu’elle avait perdu lorsqu’un traitement est très bien effectué.

NL - Finalement, le vieillissement serait simplement dû à une baisse d’hormones ?

Pour moi, le vieillissement est principalement dû à une baisse d’hormones mais pas uniquement, il y a aussi une baisse des nutriments, une accumulation de pollutions dans notre corps dont on veut se débarrasser… Il y a également les sécrétions de peptides par les tissus qui jouent un rôle fondamental et qui manquent avec l’âge (elles sont difficiles à trouver en Europe pour l’instant). Certains tissus sécrètent des molécules rien que pour leur usage : par exemple la follistatine est sécrétée par le muscle, pour lui-même, donc sa principale action n’est pas de travailler sur le cerveau mais d’agir pour renforcer le muscle… Le vieillissement est multifactoriel mais je pense que les carences hormonales peuvent, de 65 à 70 %, en être la cause.

Une condition fondamentale pour que les traitements hormonaux fonctionnent bien, c’est l’alimentation. Cette alimentation est une alimentation paléolithique parce que le sucre, les céréales, le pain (pain blanc mais aussi complet), le vin au quotidien… affectent et diminuent les hormones. Le sucre par exemple, provoque la diminution d’une huitaine d’hormones dans le sang (le sucre pur, car le sucre contenu dans les fruits entiers n’est pas un problème).

NL - Parmi toutes les hormones, en avez-vous une favorite ? Si oui, laquelle et pourquoi ?

J’ai beaucoup d’hormones favorites… Parlons d'une hormone moins connue comme l’hormone de croissance. A l’âge de 38 ans, j’ai commencé à prendre de l’hormone de croissance parce que je pensais que c’était le seul traitement qui pouvait aider une patiente aux Etats-Unis qui était mourante à ce moment-là (et qui a survécu) et je voulais tester cette hormone sur moi (par principe, j’ai toujours appliqué les traitements sur moi avant de les donner à un patient, parce que même si j’ai une information théorique, je voudrais avoir un minimum de pratique). Je me suis senti tellement frais comme si le printemps était revenu dans mon corps ! Alors que je n’avais que 38 ans, je me disais que je n’étais pas encore tellement âgé, mais j’avais oublié que j’avais perdu une certaine énergie que j’avais avant. J’avais besoin de dormir 8 heures par nuit et n’étais toujours pas reposé. Avec la supplémentation en hormone de croissance, j’étais plus reposé, en dormant moins et avec un meilleur sommeil. L’hormone de croissance a également des effets tonifiants, le corps est plus ferme. C’est une hormone qui a changé ma vie. Je n’ai jamais pris un somnifère et j’ai un sommeil réparateur, ce que beaucoup de personnes envient. Il y a autre chose de très spécial qui s'est passé, c’est un patient qui me l’a fait remarquer. Il me dit "Docteur, je ne comprends pas, la secrétaire est rentrée, vous lui avez répondu, vous avez appuyé sur un bouton pour ouvrir la porte à quelqu’un, vous avez parlé avec moi, vous avez rédigé des notes sur l’ordinateur et en plus vous avez pris un téléphone tout en restant calme et concentré…". C’est le multitasking, le fait d’être multi-tâches, de faire plusieurs choses en même temps sans se déconcentrer, en restant calme… Et ça c’est grâce à l’hormone de croissance. L’hormone de croissance fait aussi voir plus clair dans la vie, ce qui est important, ce qui est accessoire. On a donc tendance à ne plus faire ce qui est accessoire, en le déléguant, mais à faire l’essentiel.
Les personnes qui ont peu d’hormones de croissance sont tout à fait différentes. Elles sont épuisées si la carence est sévère et ne peuvent pas récupérer, même en restant 12 heures au lit. Elles sont aussi angoissées et dramatisent souvent les choses, même les choses accessoires. Alors qu’avec de bons taux d’hormone de croissance, on rigolerait même des petits drames. C’est l’hormone que j’appelle "grand patron", celle qui peut diriger toute une entreprise, qui voit clair, qui peut distribuer les tâches. S’il y a un incendie, elle reste calme et parvient à bien faire les choses.

Autre effet, certains patients m’ont dit "depuis que je suis sous hormone de croissance, j’ai enfin trouvé la paix intérieure". C’est surtout flagrant chez des personnes qui, par exemple, ont fait du yoga depuis 6 ans et ne trouvaient toujours pas la paix intérieure. Avec l’hormone de croissance, ils la retrouvent. S’ils arrêtent l’hormone de croissance, ils ont à nouveau leurs angoisses d’auparavant et reperdent cette paix intérieure.

Notre corps fonctionne donc avec des molécules appelées hormones qui sont écologiques et bio-identiques et qui améliorent la santé, le mental et qui permettent d’être soi-même. Une personne carencée en hormones est parasitée par des émotions, comme de la dépression, des angoisses qui persistent et qui n’ont pas lieu. Vous pouvez faire des années de psychanalyse, cela ne servira à rien si vous avez un état hormonal insuffisamment bon. Vous allez vivre avec vos problèmes alors que vous pouvez vous débarrasser en grande partie de ce ressenti et de ces émotions parasitaires en comblant les carences hormonales. Ces traitements hormonaux sont une libération pour beaucoup de personnes.

Est-ce qu'il existe des risques à suivre un traitement hormonal avant la ménopause ou avant l'andropause ?JP - Pensez-vous qu’il y a un âge auquel on doit commencer à surveiller le niveau des hormones ?

La majorité des gens, à partir de 30 ans, commencent à voir leurs taux hormonaux baisser donc c’est principalement à ce moment-là qu’il faut être attentif. Mais soyons réalistes : y-a-t-il aujourd’hui un seul bébé qui naisse, avec la pollution qu’il y a (on trouve en moyenne 6 000 polluants dans la graisse des bébés), avec des taux hormonaux optimaux ? A la préhistoire, cela existait également ? Probablement que non.

Cela veut dire que les nourrissons ont déjà des petites carences hormonales que l’on peut améliorer avec l’alimentation et des nutriments mais on voit une grande incidence de carence thyroïdienne chez les enfants non traités. On le voit à leur physionomie : ils sont plus trapus, moins grands, ils ont des poches sous les yeux, une racine du nez enfoncée… On le remarque d'ailleurs dans une même population : les personnes qui ont de meilleurs taux d’hormones, ont une racine du nez mieux formée. Il y a déjà des carences qui sont peut-être légères à la naissance et peut-être plus sévères avec la pollution actuelle, qui s’accumule au fil des ans.

Mes enfants étaient traités aux hormones thyroïdiennes dès la naissance. Je suis resté pendant une semaine à l’hôpital, lorsque je donnais le bain à l’une de mes filles, j’observais les autres bébés : beaucoup semblaient en insuffisance thyroïdienne ! J’avais pris les dosages de la TSH chez mes filles très rapidement : les taux de TSH étaient très élevés, même pour un enfant, ce qui indiquait une insuffisance thyroïdienne. Je me suis dit que beaucoup naissaient avec une insuffisance thyroïdienne, que ce soit à cause de la pollution ou de la génétique. C’est dommage car cela donne par exemple moins de possibilités de réussir des études, une moins bonne santé…

NL - Est-ce qu’il existe des risques à suivre un traitement hormonal avant la ménopause ou avant l’andropause ?

La ménopause arrive à 50 ans en moyenne. C’est une catastrophe hormonale, il y a un écroulement des hormones féminines, et comme les hormones féminines déterminent la sécrétion des hormones de croissance et d’autres hormones très importantes, il y a une accélération du vieillissement. Les études ont montré qu’à partir de 30 ans, une femme voit ses taux d’hormones féminines baisser. Les femmes par exemple qui se refont faire la poitrine, sont en réalité en carence hormonale et on essaye de traiter cela avec de la chirurgie. Si la poitrine est tombante, qu’elle se relâche… c’est qu’il n’y a pas assez d’œstrogènes, c’est une évidence.

Chez l’homme c’est pareil, l’andropause commence souvent avec la perte de cheveux, qui est due aux hormones et qui arrive chez les hommes âgés, ce qui n’est pas le cas chez les hommes jeunes qui ont beaucoup de testostérone. Moi je fais pousser les cheveux chez les jeunes hommes ou chez les hommes plus âgés en donnant de la testostérone directement en application locale, en plus du traitement en testostérone dont ils ont besoin. Il y a une petite astuce : c’est la balance hormonale. C’est pour cela qu’il faut trouver un médecin compétent pour traiter les déséquilibres hormonaux. Moi j’ai perdu des cheveux à l’âge de 40 ans, je commençais à me dégarnir, ce n’était pas très bon pour quelqu’un qui veut essayer d’inverser le vieillissement. Ce qu’il s’est passé, c’est que mon taux de testostérone avait vraiment chuté, et le taux de dihydrotestostérone (qui est l’hormone masculine qui donne la pilosité, la barbe…) était resté moyen mais pas élevé. J’ai pris de la testostérone en donnant un bloqueur partiel de cette conversion (parce que la testostérone se transforme en dihydrotestostérone) et cela a permis d’élever mes taux de testostérone et même de dihydrotestostérone parce que j’ai un peu plus de poils, même dans le dos… Mes cheveux ont repoussé en 1 an, 1 an et demi et hormis cela, car l’histoire de cheveux est un détail, ma santé est bien meilleure, ma personnalité s’affirme beaucoup mieux, les choses sont plus claires et déterminées avec la testostérone. Les artères sont également en meilleur état parce que plus haut sont les taux de testostérone, moins elles seront sujettes à de l’athérosclérose. C’est pareil chez la femme, elle a besoin de testostérone et celles qui ont peu de testostérone ont beaucoup d’athérosclérose, qui est un vieillissement des artères. Il y a vraiment beaucoup de raisons de traiter à temps, pas seulement pour moins vieillir mais pour se sentir mieux et pour faire ce pourquoi on naît ici dans ce monde : être soi-même. Lorsque vous êtes vraiment vous-même, vous irradiez beaucoup plus. Les hormones peuvent aider à atteindre cet état de bien-être qui vous permet d’être vous-même, et d’avoir votre personnalité qui n’est pas perturbée par des émotions parasites.

NL - Au premier abord, cela semble étrange de supplémenter une femme en testostérone, pourriez-vous nous expliquer les bénéfices apportés ?

La femme va répondre à une supplémentation en testostérone au moins aussi bien que l’homme, parfois mieux. Elle en a absolument besoin.

Déjà depuis les années 1940-1950, un chercheur brillant a découvert qu’il fallait de la testostérone chez la femme, évidemment avec des hormones féminines pour ne pas qu’elle se masculinise. Cette testostérone chez la femme est l’hormone anticellulite par excellence. Pourquoi une femme développe-t-elle de la cellulite et un homme rarement ? C’est parce que les taux de testostérone sont en moyenne 10 fois plus élevés chez l’homme, donc même si l’homme voit ses taux chuter de 50 % ou 60 % par exemple, ils restent toujours plus élevés que chez la femme. C’est pour ça qu’un homme ne développe pas de cellulite en général ; sinon, c'est sans doute parce que son taux s'est écroulé.

La testostérone ne détermine pas seulement la personnalité résistante à la dépression chez la femme, mais aussi sa détermination, sa libido (une femme qui n’a pas de libido et pas d’orgasme est une femme qui a trop peu de testostérone), mais aussi la densité osseuse. Un déficit en testostérone entraînera plus facilement de l’ostéoporose, de l’athérosclérose, des problèmes cardiaques (maladie coronarienne des artères). C’est donc une hormone fondamentale pour la femme.
Dans les années cinquante, on ne traitait pas la ménopause (ce n’était pas courant et les produits n’étaient pas si bons que les produits que nous avons actuellement) et certaines femmes devenaient déprimées, elles restaient des mois dans des hôpitaux psychiatriques, ne s’en sortaient pas, ne pouvaient plus travailler… On leur donnait alors des injections de testostérone une fois par mois, à des doses très élevées (je ne propose pas de faire cela parce que maintenant on dispose de meilleures solutions) et ces femmes étaient tellement mieux qu’en quelques semaines, elles sortaient de l’hôpital psychiatrique, reprenaient leur vie habituelle, retravaillaient… J’ai connu une de ces femmes. A 82 ans elle voyageait encore une fois par an quelque part au bout du monde toute seule. Elle voulait la dose totale de testostérone donc celle qu’on donne presque à un homme.

Aujourd’hui nous pouvons faire mieux parce que nous savons que cette dépression est en partie due à un manque d’hormones féminines, donc on donne moins d’hormones masculines et plus d’hormones féminines. On a tout autant de bons résultats. Sans la testostérone (donc avec des hormones féminines seules), on ne parvient pas à sortir ces femmes de la dépression. Il ne faut jamais oublier chez une femme ménopausée de donner de la testostérone à une dose adéquate qui ne donne pas de la pilosité ou sinon de donner un bloqueur comme de la finastéride qui empêche partiellement la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone. Toutefois, la femme a aussi besoin de dihydrotestostérone pour ses zones génitales par exemple, donc elle est quand même dépendante de cette hormone.

Peut on améliorer ses taux d'hormones avec l'alimentation ?JP - Peut-on améliorer ses taux d’hormones avec l’alimentation ?

L’alimentation est fondamentale. J’ai même tendance à dire qu’il ne faut pas venir en consultation si vous n’êtes pas prêt à améliorer votre alimentation, parce qu’elle peut intervenir dans la diminution de 30 % des taux d’hormones (si elle n’est pas adéquate). Donc une alimentation typique, par exemple le petit-déjeuner continental, est idéale pour bloquer vos hormones (un croissant diminue le cortisol). Le sucre diminue 8 hormones, dont les hormones surrénaliennes (de petites glandes au-dessus des reins), l’hormone de croissance, les hormones sexuelles… Vous pouvez aussi neutraliser un traitement, c’est-à-dire qu’on peut donner un bon traitement mais si l’alimentation est trop mauvaise cela n’ira pas. Nous proposons donc au patient de suivre 5 jours sur 7 un régime paléolithique, l’alimentation qui existe depuis nombre d’années sur Terre, c’est-à-dire des fruits pas trop sucrés, et des légumes, des viandes et des poissons cuits à basse température et sans graisse (les huiles s'ajoutent après les cuissons). Cette alimentation permet de mieux répondre à un traitement et d’améliorer une partie des hormones. En revanche une grave carence ne sera pas comblée uniquement avec une bonne alimentation mais cela améliorera la situation.

JP - Donc l’alimentation paléolithique est une clé de succès pour optimiser ses hormones…

Oui et c’est même fondamental. Une alimentation paléolithique ce n’est pas seulement le choix des aliments, c’est aussi le moment où on les mange. Si vous mangez des protéines le soir, ce qui ne se faisait pas dans le temps paléolithique, vous allez provoquer une insuffisance thyroïdienne car les protéines (viandes, poisson…) s’accumulent dans l’estomac et y restent 3 à 9 heures. Vous allez avoir un ventre ballonné toute la nuit et toute la journée d’après, vous allez surmener votre intestin, mais des acides aminés vont aussi s’accumuler dans le foie et vont bloquer la transformation de la T4 (pro-hormone thyroïdienne) en T3 (l’hormone thyroïdienne active) qui se passe surtout au niveau du foie. Je propose de manger le repas chaud du soir le matin, c’est ce que je fais en général, le midi peut-être des protéines mais pas trop, et surtout pas le soir. En faisant cela, vous verrez que vous aurez rarement un ventre ballonné.

NL - Dans votre pratique, rencontrez-vous régulièrement des personnes en hypothyroïdie ? Selon vous, est-ce fréquent dans la population et si oui, pourquoi ?

Je crois que c’est très fréquent. J’ai aussi collecté les études scientifiques là-dessus et ces dernières ne procèdent pas comme les laboratoires. Les laboratoires ont des valeurs de références qui sont des valeurs statistiques, ce ne sont pas des valeurs de santé. 95 % des patients qui sont en bonne ou en mauvaise santé, sont entre ces valeurs de références hormonales, 2,5 % sont en dessous et 2,5 % sont au-dessus. Les études scientifiques procèdent en comparant les 25 ou 50 % des taux plus bas avec les 25 ou 50 % des taux plus haut. Et qu’est-ce que l’on observe ? Il y a en général beaucoup plus de maladies et même plus de mortalité lorsque l’on se trouve dans les 25 à 50 %
des taux plus bas de la plupart des hormones. C’est inquiétant parce que cela veut dire qu’il faut avoir des taux optimaux. Donc si vous ne prenez pas un traitement, vous n’allez pas nécessairement mourir plus tôt car il n’y a pas beaucoup d’études qui montrent un lien avec la mortalité même s’il en existe quand même (une trentaine pour la testostérone ou l’IGF-1 par exemple), mais vous aurez une qualité de vie moindre.

Tout tourne autour de la qualité de vie et de la santé. Si vous avez une qualité de vie moindre, pourquoi rester dans cet état là et pourquoi ne pas prendre des molécules écologiques qui existent dans votre corps en quantités insuffisantes ? On comble simplement les carences, un médecin compétent peut le faire et j’espère que les médecins qui me lisent deviendront ces médecins compétents. On a une formation destinée aux professionnels de la santé, cela en vaut la peine parce que vous êtes sorti de la zone de "risque".

Quelle est la fréquence d’insuffisance thyroïdienne ? Selon certaines études, c’est 1 à 2,5 %, ce qui est tout à fait faux. Je pense qu’on doit être plutôt entre 30 et 70 % de personnes en insuffisance hypothyroïdienne mais à la fin de la vie, tout le monde devient d’une certaine façon en insuffisance thyroïdienne et il faudra alors combler cette dernière avec plus de prudence lorsqu’on est très âgé.

JP - L’hyperthyroïdie est beaucoup moins fréquente mais vous en rencontrez aussi ?

Oui, l’hyperthyroïdie est beaucoup moins fréquente mais j’en rencontre quand même plusieurs. Elles doivent être traitées parce que les traitements actuels traitent trop les conséquences et ne cherchent pas les causes de l’hyperthyroïdie. La cause peut être un manque d’autres hormones comme les hormones féminines qui calment la thyroïde par exemple.

Certaines femmes en ménopause font de l’hyperthyroïdie. C’est quelque chose qu’il faut bien traiter, ne pas surdoser avec ce qu’on appelle des antithyroïdiens. Il y a d’autres moyens de traiter cela de façon beaucoup plus saine et surtout de corriger les autres carences hormonales pour avoir un bon résultat.

Certaines hyperthyroïdies ont été causées par des toxiques. Il faut chercher aussi les causes avant de donner un traitement rapide, ce qui permet d’améliorer la situation. Dans les hyperthyroïdies, on conseille aux personnes de manger plus de protéines parce que cela ralentit la thyroïde (la conversion de T3 en T4), de prendre une série de vitamines, d’hormones surrénaliennes etc. qui donnent de bons effets.

JP - Vous avez évoqué le sucre tout à l’heure. C’est vraiment un fléau de l’alimentation moderne. Pouvez-vous nous parler de son impact sur les hormones ?

Le sucre diminue surtout la production des hormones. Certaines hormones sont là pour assurer un certain taux de sucre dans le sang pour que les tissus soient mieux pourvus de sucre, c’est le cas des hormones sexuelles. C’est une faible action, mais le fait de prendre du sucre va bloquer la sécrétion des hormones qui augmentent le sucre dans le sang. Vous allez avoir une multitude de carences hormonales, c’est la même chose avec la pilule, c’est le même principe : diminution de la sécrétion d’hormones de croissance, de cortisol, de DHA, d’androstènedione, de testostérone, d’œstradiol, d’œstrol ou encore d’aldostérone (la tension peut même baisser avec le sucre).

C’est vraiment un fléau à éviter. Je sais qu’on veut se consoler, que la vie est dure, mais la vie est encore plus dure avec une carence en cortisol causée par le sucre. Parce que lorsque vous manquez de cortisol, vous souffrez plus que les autres personnes, vous êtes facilement sujet à des allergies, des inflammations… Pourquoi avoir une vie difficile ? Rendez-la plus facile en prenant des suppléments hormonaux et en mangeant correctement et vous verrez que les mêmes problèmes n’auront plus cette sensation désagréable qu’ils avaient avant.

JP - Si vous pouviez nous donner quelques conseils pour bien vieillir, quels seraient-ils ?

Je dirais que le premier conseil c’est d’être positif pour vous-même et de prendre soin de vous, cela comprend de bien manger, de bien respirer, d’avoir des comportements où vous voyez plus le positif que le négatif parce qu’on ne sait pas voir les deux en même temps. J’ai beaucoup étudié les attitudes psychologiques des centenaires en bonne santé et très actifs, et ces personnes-là sont vraiment plus positives et n’incriminent pas les autres ou la vie, ils accomplissent ce qu'ils doivent faire et ils aiment les autres donc j’ajouterais la notion d’amour. Grâce à cela vous prenez soin de vous, mais les traitements hormonaux prescrits par le bon médecin, ainsi que des suppléments nutritionnels peuvent vous aider.

Le point de vue du Dr. Hertoghe sur la Covid 19NL - Pour finir une question d’actualité, souhaitez-vous nous donner votre point de vue par rapport à la Covid-19 ? Avez-vous éventuellement des conseils de prévention à nous donner ?

Oui. La Covid-19 me tient beaucoup à cœur, j’ai travaillé énormément dessus. Je crois que je connais pratiquement tous les liens entre les thérapies hormonales, les nutriments et la résistance aux infections. Pour la Covid-19, on ne doit pas confiner la majorité des personnes si le port du masque est obligatoire. Il faut vraiment en porter, mettre des plexiglass dans les bureaux etc. Le social distancing, qu’on appelle la distance sociale d’1 m 30, ne vaut que si l’on met un masque. Sinon, cela ne sert à rien car le virus peut être projeté jusqu’à 8 mètres plus loin. Le masque doit être obligatoire à l’extérieur dans les périodes difficiles comme encore maintenant.

Il faut également ne jamais trop chauffer votre intérieur, pour ne pas qu’il soit trop sec, il faut 60 % d’humidité. Dans le cours d’immunologie que je donne à l’EFRHE University à Barcelone pour les médecins, je donne beaucoup d’informations sur les astuces pratiques avec les études scientifiques. Si vous avez 30 % d’humidité dans une pièce chauffée en hiver, le virus se propage très facilement. À 60 %, il se propage plus difficilement et à 80 %, c’est trop car on a à nouveau la transmission du virus. La température est aussi importante. Plus il fait chaud, moins le virus est capable de se propager. C’est pour cela qu’en hiver on a beaucoup plus d’infections, en dehors du fait que l’air dans certains endroits est trop sec, ce qui dessèche les muqueuses. Je pense qu’il faut avoir des muqueuses en bonne santé, donc ni trop de froid, ni trop de sécheresse.

Il faut évidemment bien manger avec une alimentation qui ne diminue pas votre immunité, donc encore une raison de plus pour éviter le sucre, les céréales non germées, le pain…

Et il faut absolument prendre de la vitamine D et du zinc, même à très haute dose. La vitamine D n’est pas toxique. Même à 10 000 UI par jour, tout le monde peut la supporter ; c'est même cette dose qu’il faut prendre. Mais si vous rentrez en contact avec quelqu’un contaminé ou que vous commencez à avoir une infection, pendant 5 jours vous pouvez prendre 3 à 5 fois cette dose, donc 50 000 UI par jour par exemple. Le zinc bloque pratiquement n’importe quelle réplication (la production de virus), donc prenez entre 50 et 200 mg de zinc sous forme citrate ou gluconate par exemple parce que c’est vraiment très efficace contre le virus. Il y a aussi la vitamine C à raison de 1 à 2 g
en général pour la prévention mais cela peut être de 5 à 10 g si vous êtes vraiment infecté. Ces nutriments peuvent déjà vous aider.

On peut prendre aussi de l’iode sous forme de Lugol par exemple, 5 gouttes par jour ou 2 fois 5 gouttes. Il y a aussi les traitements hormonaux. Si vous suivez un traitement hormonal, c’est le cortisol et la thymosine alpha 1 qui sont intéressants. La thymosine alpha 1 est très peu connue, elle se vend en pharmacie en Europe notamment en Italie (le pharmacien peut le commander en Italie si vous êtes en France ou en Belgique) sous le nom de Zadaxin® à une dose de 0,05 mg mais cela peut être 3 fois plus si vous êtes atteint d'une infection. Le cortisol naturel quant à lui, à dose physiologique, donc pas trop, peut vraiment sauver la vie. L’idéal c’est d’avoir un traitement thyroïdien à la base car il stimule l’immunité sur tous les points de vue. J’ai été diagnostiqué en insuffisance thyroïdienne parce que j’avais beaucoup d’infections dans l’enfance, à l’âge de 5 ans j’avais beaucoup de rhumes, d’angines… Que je n’ai pratiquement plus eus après. Ce sont donc les 3 traitements importants.

Pour les médecins qui veulent en savoir plus, ils peuvent prendre des renseignements par e-mail : office@hertoghe.eu, ou sur le site www.hertoghemedicalschool.eu
sur lequel ils auront des informations sur les formations que nous organisons. Je conseille vraiment aux médecins d’avoir l’opportunité de suivre cette formation par webinaire (à domicile), à l’heure de leur convenance. C’est essentiel car cela changera leur pratique et ils verront beaucoup plus de patients satisfaits. Ils traiteront davantage les causes que les conséquences.

Merci Dr Hertoghe pour toutes ces explications passionnantes.


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