Interview de Vincent RENAUD - Maladies de civilisation & médecine préventive

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Devant la frustration d’exercer une médecine exclusivement symptomatique et non préventive, j’ai choisi d’aller à la source des maladies de civilisation.

Bonjour Docteur Vincent Renaud, pouvez-vous vous présenter pour nos lecteurs ?

Je suis le Docteur Vincent Renaud, médecin nutritionniste et phytothérapeute. Après 10 ans d’installation en milieu rural comme médecin généraliste, j’ai décidé de changer d’orientation pour me spécialiser en médecine fonctionnelle. Je suis aussi enseignant en physionutrition et en phytothérapie, dans le cadre de deux DU à la faculté de médecine pharmacie de Grenoble.

Je suis également consultant pour des laboratoires de compléments alimentaires, où j’enseigne la micronutrition et la phytothérapie. Dans le cadre de mon activité de consultant, je suis aussi amené à formuler certains produits. Enfin, quand il me reste un peu de temps, je rédige des articles pour des revues de médecine naturelle et j’écris des livres.

Qu’est-ce qui vous a amené à la médecine nutritionnelle que vous exercez aujourd’hui ?

Comme certains de mes confrères généralistes, devant la frustration d’exercer une médecine exclusivement symptomatique et non préventive, j’ai choisi d’aller à la source des maladies de civilisation, afin de mieux les comprendre pour mieux les appréhender. Notre pratique allopathique n’est malheureusement plus du tout adaptée aux patients que nous voyons quotidiennement dans nos cabinets. J’ai moi-même été confronté, lors de mon exercice en médecine générale, aux limites de notre médecine moderne. En effet, au cours d’un épisode de grande fatigue, alors que je n’avais pas encore 40 ans, je me suis retrouvé dans l’incapacité de faire un diagnostic sur mon état de santé.

Mes analyses étaient en théorie "normales", les différents examens complémentaires pratiqués chez mes confrères spécialistes ne montraient aucune anomalie. J'ai fini par me dire que je faisais peut-être une dépression.

Heureusement, les hasards de la vie, même si je ne crois pas au hasard, ont mis sur mon chemin une consœur qui pratiquait depuis une dizaine d’années la "micronutrition". Malgré mon scepticisme sur cette nouvelle pratique, je pris quand même le parti de suivre ses conseils. Je fus amené à pratiquer des analyses de sang, qui me semblaient sorties tout droit d’un livre de sorcellerie : recherche d’intolérances alimentaires, profil en acides gras, bilan de stress oxydatif, etc.

En suivant ses conseils nutritionnels et en prenant sérieusement son traitement à base de compléments alimentaires, mon état de santé s’améliora considérablement. C’est probablement là que le déclic est venu et que j’ai décidé de changer radicalement d’orientation.

Ensuite tout s’est enchaîné : formation avec le Dr Jean-Paul Curtay, enseignement postuniversitaire avec le Pr Anne-Marie Roussel, plusieurs DU et une réinstallation dans le Sud en médecine fonctionnelle exclusive.

Une de vos spécialités est la candidose chronique qui touche de nombreuses personnes.

Oui c’est exact. Lors de ma réinstallation dans le sud de la France, j’ai commencé par prendre en charge les personnes en surpoids ou en obésité et j’ai été surpris de constater qu’un patient sur deux présentait des troubles digestifs. La relation entre microbiote et obésité est maintenant bien établie, mais à l’époque peu de personnes en parlaient.

En traitant la flore de mes patients, tout en supprimant le sucre, je constatais des résultats très intéressants, avec surtout un regain de forme générale. En tombant sur plusieurs articles faisant le lien entre le Candida albicans et les compulsions sucrées, je me suis tout naturellement documenté sur cette levure qui vit naturellement dans notre microbiote.

La candidose chronique est une prolifération anormalement élevée dans l’intestin, d’une famille de champignons ou levures, connus sous le nom de Candida albicans. Cette levure fait partie intégrante de notre écosystème, et nous la retrouvons plus particulièrement au niveau du côlon ascendant, zone clé de la fermentation des glucides.

En effet, les sucres non digérés durant la phase de digestion enzymatique de l’intestin grêle sont métabolisés et transformés par la flore colique. Il s’agit surtout de sucres fermentescibles contenus dans certains fruits et certains légumes et dans la plupart des produits transformés industriellement.

Lorsque notre microbiote intestinal, se trouve déséquilibré (dysbiose), en particulier à la suite d’une prise d’antibiotiques, les levures Candida albicans, vont proliférer au détriment des bactéries intestinales et devenir envahissantes, générant de nombreux symptômes invalidants.

Cet état de pullulation fongique est extrêmement fréquent dans nos civilisations hyperindustrialisées et les symptômes occasionnés par cette prolifération candidosique sont souvent très polymorphes, rendant le diagnostic complexe. Cela explique probablement pourquoi la candidose chronique est encore méconnue du corps médical, en particulier des gastro-entérologues.

Comment peut-on déceler la présence d’une candidose, quels sont les signes d’alertes ?

Il existe une grande variété de symptômes, à la fois digestifs et extra-digestifs, c’est pour cette raison que j’ai mis en place un questionnaire "CANDITEST", que vous trouverez dans mon livre sur le Candida albicans.

Sur le plan digestif, les manifestations cliniques sont assez banales, allant de simples ballonnements, avec beaucoup de gaz, jusqu’à des crises de douleurs abdominales surtout à droite, siège de la prolifération fongique. Les selles alternent entre la diarrhée et la constipation, il existe fréquemment des dyspepsies, avec remontées acides et des démangeaisons anales, surtout le soir.

Ces troubles digestifs, que l’on assimile souvent au syndrome d’intestin irritable, s’accompagnent souvent de pulsions sucrées, d’une grande fatigue, de douleurs articulaires diffuses, de troubles de la concentration, de problèmes allergiques comme des rhinites, des conjonctivites voire de l’asthme, etc.

C’est l’association de tous ces symptômes, qui doit faire évoquer une éventuelle candidose chronique.

Sur le plan biologique, il n’existe pas de test réellement fiable. J’utilise parfois la recherche de métabolites organiques urinaires (MOU), dans les cas complexes. On peut aussi demander une sérologie anticandida, ou encore faire une analyse du microbiote dans les selles (Florinsan, Coproscreen, etc.). Tous ces examens sont non spécifiques et non remboursés, c’est pourquoi je propose souvent un test thérapeutique. Trois mois de traitement anticandida et ensuite j’évalue les symptômes cliniques à un mois, deux mois et trois mois.

Comment prenez-vous en charge les patients qui en souffrent ?

En pratique, le traitement se fait en 5 phases. La première consiste à faire une détox de 10 jours, afin de prévenir les réactions d’Herxheimer.

Ensuite, je donne des antifongiques naturels pendant deux à trois mois, associés à des probiotiques pour refaire la flore. Je n’oublie pas, bien sûr, le traitement de la porosité intestinale, essentiel surtout en cas d’intolérance alimentaire. Ces dernières sont fréquentes, dans la candidose chronique, surtout pour le gluten.

Enfin, je préconise une alimentation anticandida. Les premiers aliments à supprimer sont surtout les sucres raffinés, en particulier pain, pâtes, pizzas, pâtisserie, etc. Tous les produits industriels seront à proscrire, ainsi que les levures que nous trouvons surtout dans le pain, les pâtisseries et la bière.

Je conseille aussi d’éviter les fruits trop mûrs, les viandes et poissons séchés, ainsi que les fromages avec de la moisissure.

En revanche, je laisse une grande liberté en ce qui concerne les fruits et les légumes, idem pour les légumineuses et je recommande l’huile d’olive et de coco qui ont des propriétés antifongiques naturelles. Je conseille aussi le vinaigre de cidre, les épices et les condiments, sans oublier beaucoup d’ail frais…

Quelles solutions naturelles préconisez-vous ?

Les antifongiques de synthèse sont encore utilisés par certains médecins, comme la Nystatine en particulier, mais j’observe de plus en plus de résistance face à ces médicaments et surtout il existe une toxicité hépatique si on l’utilise pendant trop longtemps.

Ma préférence va plutôt vers les plantes et les huiles essentielles, avec certains incontournables comme l’origan, le thym et la cannelle en HE, en choisissant de préférence des capsules gastro résistantes.

Je donne aussi très souvent de la berbérine, au moins 1 g par jour, un extrait d’ail titré en allicine, du lapacho, de l’extrait de pépin de pamplemousse, de l’oleuropéine (extrait de la feuille d’olivier), du resvératrol ou du curcuma.

Dernièrement, je suis tombé sur plusieurs études mettant en avant une plante des steppes arides, la scutellaire du Baïkal (Scutellaria baicalensis) aussi appelée Huang Qin dans la médecine traditionnelle chinoise, qui est une plante assez méconnue en Occident. Elle est anti-inflammatoire, anti-âge, sédative, tonique mais aussi tranquillisante, antivirale, antifongique et antibactérienne. Elle a tout pour devenir la nouvelle star des compléments alimentaires.

En ce qui concerne le Candida albicans, de nombreuses études ont constaté que la baicaleine inhibait la croissance et diminuait la production de biofilms.

Enfin, n’oublions pas l'acide caprique et l'acide caprylique, composants alimentaires naturels issus de l’huile de coco. Ils inhibent les facteurs de virulence du Candida albicans tels que la morphogenèse, l’adhésion et la formation de biofilms par le Candida albicans. En général, la dose recommandée est d’une prise, pendant les repas, de 150 mg d’acide caprylique.

Le plus simple est de trouver un produit qui contient plusieurs de ces principes actifs. Il en existe plusieurs sur le marché.

Dans votre livre sur le Candida albicans vous établissez un lien entre ce dernier et le surpoids. Pouvez-vous nous l’expliquer ?

Dans ma pratique, je distingue trois profils candidosiques.

Il y a les personnes stressées en permanence, qui présentent souvent un déficit en sérotonine, les personnes qui souffrent essentiellement de troubles digestifs chroniques, et enfin celles qui sont addicts au sucre et qui auront tendance à prendre du poids.

J’ai, pour cela, fait un mini-questionnaire qui me permet d’affiner ma typologie candidosique et ainsi me donner la possibilité de personnaliser ma prescription.

La prise de poids n’est donc pas systématique et ne touche qu’un patient sur trois. Elle provient essentiellement de cette attirance pour le sucre. Les levures, comme le Candida albicans ont besoin d’hydrates de carbone comme source d'énergie. La levure a besoin de cette source d'énergie pour se développer, construire de nouvelles parois cellulaires (80 % des parois cellulaires de levure sont faites de glucides) et se transformer en sa forme fongique plus virulente. La levure Candida contient l'enzyme nécessaire pour assimiler le glucose, et par un processus de fermentation, elle va utiliser ce glucose pour en faire de l’énergie.

Ces pulsions sucrées ont donc trois origines :

La première est liée à des hypoglycémies, induites par un détournement du sucre alimentaire vers le candida, qui y puisera son principal carburant. Le cerveau, organe gluco dépendant par excellence, se mettra dès lors, à la recherche de son aliment préféré, le SUCRE.

Le second provient d’un déclin de la dopamine et de la sérotonine, deux neuromédiateurs phares dans la régulation des émotions. Le Candida albicans, véritable perturbateur endocrinien, va modifier notre état émotionnel. La baisse de la sérotonine, hormone de la sérénité et du bien-être, va induire des envies de sucre, afin d’apaiser notre stress quotidien. L’organisme cherchera alors un réconfort alimentaire (doudou alimentaire) dans les aliments sucrés. Le déficit en dopamine, hormone de l’action, et véritable starter de l’organisme, provoquera surtout un état de fatigue chronique, poussant votre organisme vers une recherche permanente d’aliments sucrés à des fins énergétiques et non plus émotionnelles.

La troisième, sera le résultat d’un hyper insulinisme. En effet, l’augmentation du tour de taille et de la graisse abdominale, va modifier l’état de sensibilité à l’insuline. Les tissus périphériques, tissus adipeux et muscles, vont devenir résistants à l’insuline. Cet hyper insulisme, sera la principale cause d’hypoglycémie fonctionnelle, créant un grand coup de fatigue sur votre organisme avec une baisse de la vigilance et une envie de manger irrésistible, ce qui aura pour conséquence une prise de poids progressive.

N’oublions pas non plus que le stress est un des facteurs en cause dans la candidose chronique, et qu’il provoque un hypercorticisme réactionnel générant une augmentation de la glycémie.

Un français sur deux est en surpoids, qu’est ce qui selon vous peut expliquer ce fléau ?

On peut expliquer ce fléau par différentes raisons. En 50 ans, nos conditions de vie ont considérablement changé. La modernisation nécessaire après-guerre nous a apporté le confort, la sécurité, l’hygiène, la "bonne" santé et une alimentation en abondance.

Malheureusement, comme dans tout changement de mode de vie, la mutation a été trop rapide. La libération de l’Europe par les Américains en 1945 nous a libéré de la dictature, mais nous a apporté malheureusement sa "malbouffe", avec l’avènement des sodas, des fast-foods et toute l’alimentation industrielle qui va avec.

Cette alimentation transformée ultra-sucrée, enrichie en graisses de mauvaises qualités et trop salées, a commencé à faire des ravages dès les années 60. Ajoutez à cela une diminution considérable de l’activité physique, et nous nous sommes retrouvés très rapidement dans le rouge, avec une explosion du surpoids, de l’obésité, des maladies cardio-vasculaires, du cancer, etc.

N’oublions pas qu’en 1930, nous consommions 3 kg de sucre par an et par habitant, et qu’aujourd’hui, nous en consommons 33 kg.

Ajoutons à cela les lobbys sucriers de l’industrie agroalimentaire qui ont tenté, dans les années 80, de nous faire croire que la cause de toutes les maladies venait d’un excès de matière grasse dans notre alimentation, et qu’il fallait plutôt manger des féculents, du pain et des céréales sous toutes leurs formes, et nous avons augmenté de 10 cm notre tour de taille en 30 ans…

On sait aujourd’hui que l’obésité est multifactorielle, avec bien sûr l’excès de sucre dans notre assiette et la sédentarité, mais il ne faut pas oublier les autres causes, comme les modifications importantes de notre microbiote intestinal, avec un appauvrissement de notre écosystème, favorisant ainsi l’extraction énergétique du bol alimentaire.

Rajoutons les problèmes hormonaux, avec comme premières responsables les hypothyroïdies frustres qui ne cessent d’augmenter, mais aussi l’insulino-résistance et le stress avec ses nombreuses conséquences sur le comportement alimentaire et sur notre symphonie hormonale.

Le paramètre hormonal semble également jouer un rôle important de ce phénomène. Votre nouvel ouvrage "Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie !" vient de paraître aux Éditions LEDUC.S, pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

En tant que médecin, je ne me suis intéressé que tardivement aux rôles et grandes fonctions des hormones. En effet, l’enseignement médical concernant les hormones (endocrinologie), est essentiellement axé sur la pathologie et non sur les dysfonctionnements mineurs. J’avais donc pour habitude d’envoyer mes patients chez un endocrinologue, dès que l’un d’entre eux souffrait d’un dérèglement hormonal.

Il faut souvent attendre plusieurs années, pour que la médecine allopathique commence à prendre en charge les problèmes hormonaux. Le plus souvent, c’est lorsque la pathologie est installée et que les signes biologiques ou radiologiques deviennent parlants, qu’on met en place des traitements médicamenteux à prendre à vie. Ces traitements sont aussi source d’effets secondaires, ce qui ne facilite pas la prise en charge à long terme.

Ce que beaucoup ignorent pourtant, c’est que bien avant de devenir malade, votre corps envoie des signaux qui devraient alerter, que ce soit notre médecin ou nous-même. Ces signaux sont des voyants qui s’allument et sont les témoins précoces d’un léger dysfonctionnement de nos hormones.

Dans cet ouvrage, je fais donc un tour d’horizon sur le rôle fonctionnel des hormones dans l’organisme ainsi que sur leurs interactions entre elles.

Grâce à des questionnaires simples, j’apprends aux lecteurs à dépister leurs dysfonctionnements. Enfin, je donne des solutions naturelles pour les booster, en associant aussi bien des conseils nutritionnels, de la micronutrition, que de la phyto et de l’aromathérapie.

Ce livre s’adresse à toute personne soucieuse de sa santé et qui désire la maintenir au plus haut niveau de son potentiel de façon naturelle et sans danger.

Il a aussi et surtout pour ambition de nous accompagner ou de nous aider à accompagner nos patients vers un état de bonne santé, qui ne correspond pas, comme le précise l’Organisation Mondiale de la Santé, à une simple absence de maladie. La santé correspond à un état de bien-être physique, mental et émotionnel. Nos hormones en sont des actrices clés.

Avoir des hormones qui sont sécrétées et fonctionnent de façon harmonieuse contribue à avancer en âge en pleine santé et de façon sereine. Il ne s’agit en aucun cas, dans cet ouvrage, de proposer un programme anti-âge. Nous vieillissons tous, c’est inéluctable. Mais nous proposons de le faire en douceur, de ralentir la survenue de symptômes et de se protéger le plus tôt possible des troubles et pathologies liés à l’âge et à l’environnement. L’idée étant de prolonger le voyage de la vie dans un état optimal de santé et d’énergie.

Cet ouvrage, que j’ai coécrit avec Madame Véronique Liesse, spécialisée en diététique et nutrition, se veut à la fois théorique bien sûr, mais surtout pratique. Il s’adresse aussi bien à monsieur et madame tout le monde qu’à des professionnels de la santé.

Autre fléau, les maladies de civilisation sont aussi en pleine recrudescence. Quels sont les principaux facteurs ?

Les maladies de civilisation sont des pathologies en relation directe avec notre mode de vie.

Elles sont paradoxalement en constante augmentation, en particulier dans les pays développés et industrialisés, où l’espérance de vie a été augmentée grâce au progrès de l’hygiène, des sciences et de la technologie.

Elles représentent pour la plupart, des affections chroniques de longue durée, plus ou moins invalidantes et d’évolution lente en général, et coûtent très cher en matière de prise en charge.

Les maladies cardiovasculaires, la maladie diabétique, le surpoids et l’obésité, le foie gras non alcoolique, les pathologies neurodégénératives, les cancers, les affections respiratoires chroniques et les maladies auto-immunes font partie des maladies de civilisation qui représentent la toute première cause de mortalité et de morbidité dans le monde. La pollution de l’air, de l’eau et de notre alimentation, l’excès de poids, le manque d’activité physique régulière, une nourriture transformée et pervertie, certaines addictions (tabac, alcool), des émotions négatives à répétition et le stress psychologique chronique, sont autant de déterminants qui ont été identifiés dans la genèse et l’entretien des pathologies de civilisation.

Chaque individu possède certes une sensibilité génétique propre à tous ces facteurs, mais qui peut être en très grande partie modulée par l’épigénétique, c’est-à-dire par la capacité de notre ADN à s’adapter à un environnement parfois hostile comme le révèlent de vastes études épidémiologiques.

Au niveau cellulaire, quatre mécanismes biologiques fondamentaux ont été reconnus comme cause majeure dans l’apparition et l’entretien de ces maladies, ainsi que dans l’accélération de la sénescence : ce sont l’inflammation chronique, le stress oxydant et nitrosant, la glycation et l’exposition à des toxiques environnementaux.

Comment peut-on s’en prémunir ?

Comme l’attestent bon nombre d’études sur le sujet, "le feu, la rouille, la colle et les toxiques", affectent de façon répétée nos cellules. Ils finissent par avoir raison de notre métabolisme en dérégulant et en débordant nos systèmes de réparation, de détoxication et de régénération cellulaires, jusqu’à l’apparition de désordres biologiques, puis de symptômes et au final par l’installation de maladies… ou dans le meilleur des cas par une accélération du vieillissement.

L’amélioration de notre mode de vie est donc la première voie à entreprendre pour renverser les processus de morbidité à l’origine des maladies de civilisation que ce soit à titre préventif ou à titre curatif et pour ralentir le vieillissement.

Supprimer ou diminuer autant que possible la pollution extérieure et intérieure (émotions négatives) est le préalable requis pour se préserver ou évoluer vers la guérison en complément des traitements conventionnels. Ces trente dernières années, la science a étudié de nombreuses substances actives naturelles pouvant freiner considérablement les processus de ces altérations biologiques, en assurant même une protection cellulaire.

Des micronutriments et des composés bioactifs d’origine végétale démontrent ainsi des activités de premier plan dans la modulation du signaling redox, dans le contrôle de l’inflammation et de la glycation et dans la détoxication cellulaire.

Le meilleur de ces ingrédients associés au sein d’un seul complément alimentaire permet d’agir de manière concomitante sur les quatre déterminants fondamentaux des maladies de civilisation en synergie avec l’indispensable changement du mode de vie.

Dans le complément Cell-protect®, vous trouverez donc tout ces micro constituants (curcuma, acide lipoïque, quercétine…), capables d’agir sur ces quatre cibles, avec une grande simplicité de prescription et d’utilisation.

Merci Docteur Renaud.

Candida albicans - le reconnaître : fatigue, surpoids, maux de ventre… Les solutions naturelles pour le vaincre.
Vincent Renaud - Éditions ALPEN
184 pages - 19.90 €

Hormones, arrêtez de vous gâcher la vie !
Vincent Renaud - Éditions LEDUC.S
336 pages - 18.00 €


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