L’hypothyroïdie : de plus en plus fréquente !

Les dérèglements de la thyroïde affectent plus de 200 millions de personnes à travers le monde. L’hypothyroïdie est beaucoup plus fréquente que l’hyperthyroïdie.
Environ 10 % de la population âgée souffre d’hypothyroïdie. Les femmes sont nettement plus touchées que les hommes par les troubles de la glande thyroïde. 6 millions de Français souffrent de problèmes de thyroïde, un organe dont l’équilibre hormonal est bien trop souvent négligé.

L’hypothyroïdie, appelée également insuffisance thyroïdienne, est la conséquence d’une production insuffisante d’hormones T3 et T4 par la glande thyroïde, cet organe en forme de papillon situé à la base du cou, sous la pomme d’Adam. Les personnes les plus atteintes par cette affection sont les femmes après 50 ans.

L’influence de la glande thyroïde sur l’organisme est majeure : son rôle est de réguler le métabolisme de base des cellules de notre corps. Elle contrôle la dépense énergétique, le poids, le rythme cardiaque, l’énergie musculaire, l’humeur, la concentration, la température du corps, la digestion, etc. Elle détermine ainsi l’intensité de l’énergie faisant fonctionner nos cellules et organes. Chez les personnes présentant une hypothyroïdie, cette énergie fonctionne au ralenti.

Au repos, l’organisme consomme de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions vitales : circulation sanguine, fonctionnement du cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps. C’est ce qu’on appelle le métabolisme de base, qui est en partie contrôlé par les hormones thyroïdiennes. La quantité d’énergie dépensée varie d’un individu à l’autre selon la taille, le poids, l’âge, le sexe et l’activité de la glande thyroïde.

Les principales causes de l’hypothyroïdie :

  • Les causes auto-immunes
    Les causes dues à une hyperactivité du système immunitaire sont une explication au déclenchement de l’hypothyroïdie. Dans ce cas précis, l’organisme produit des anticorps dirigés contre les cellules thyroïdiennes, ce qui provoque une diminution de la production d’hormones par la thyroïde. La thyroïdite de Hashimoto en est l’exemple le plus fréquent.
  • Les carences nutritionnelles
    L’iode apporté par l’alimentation est indispensable à la production des hormones thyroïdiennes. De ce fait, une alimentation carencée en iode (fréquente dans les pays situés loin de la mer) peut provoquer une hypothyroïdie. De plus, certains aliments dits « goitrogènes » peuvent bloquer la fixation de l’iode dans la thyroïde : légumes de la famille des choux, manioc insuffisamment cuit, soja, arachide, patates douces, etc. Les populations qui mangent de grandes quantités de ces aliments et qui ingèrent insuffisamment d’iode sont particulièrement exposées à l’hypothyroïdie.
  • Les causes iatrogènes
  • Une hypothyroïdie peut apparaître dans les suites du traitement de différentes,maladies thyroïdiennes : cancer de la thyroïde, hyperthyroïdie… Cela peut aussi arriver à la suite d’un geste chirurgical (ablation complète ou même partielle de la thyroïde), d’une irradiation de la thyroïde par iode radioactif ou d’un traitement médicamenteux.
  • L’affection peut aussi survenir après ou au cours d’un traitement sans lien avec la thyroïde.
  • Certains médicaments peuvent en effet réduire l’activité de la thyroïde. C’est le cas du lithium ou de l’interféron.

Les manifestations cliniques les plus couramment rencontrées sont :

Un manque d’énergie et de la fatigue, une frilosité, un gain de poids inexpliqué malgré un appétit normal, une irritabilité et parfois un état dépressif, de la constipation, le visage et les yeux gonflés, une voix plus grave et enrouée, un taux élevé de cholestérol sanguin…

Des solutions naturelles :

La L-tyrosine est un acide aminé que l’organisme peine à fabriquer en vieillissant. Elle est un élément clé dans le fonctionnement de la glande thyroïde.

L’iode, issue d’une algue brune Laminaria digitata, participe à la production normale d’hormones thyroïdiennes et au bon fonctionnement de la thyroïde.

Le Guggul, petit arbuste épineux, favorise le maintien de l’équilibre des hormones thyroïdiennes.

Le sélénium contribue à une fonction thyroïdienne normale.

Les vitamines B aident à réduire la fatigue, signe fréquent lors d’un ralentissement de l’activité thyroïdienne mais aussi elles contribuent au bon fonctionnement du métabolisme énergétique et du système nerveux.

Le magnésium et la vitamine C contribuent également à réduire la fatigue très souvent associée à une hypothyroïdie.


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